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Les émotions

Grand et vaste sujet! Je sens déjà certains d’entre-vous frissonner à la lecture de ce mot. J’en vois d’autres zapper complètement ce post parce que “rhaaa ça me gonfle ces conneries”. J’y suis? ;-)



Photo by Tengyart on Unsplash


C’est le grand mood du moment, apprendre à gérer ses émotions. Mais à gérer quoi au juste?

Ces émotions, tout ça, ce gros tas de trucs qui semble se transformer en angoisse à peine je le regarde. Cette immense vague qui me submerge. Ce mélange de tout et rien à la fois. Ces émotions négatives, voir honteuses, que je tente de ravaler par peur de les affronter et qui finiront par pourrir. Ces émotions positives que je ne m’autorise pas à vivre, parce que je sais que la vie m’attend au tournant pour me mettre une raclée alors à quoi bon? Ces émotions si fortes qu’elles finissent par exploser et tout dévaster. Parce que c’est tellement plus simple d’accumuler. Mais pourquoi je suis tellement en colère? Mes émotions, mes meilleures ennemies. Je vous regarde de loin, je sais que vous êtes là, mais je préfère ne pas vous voir, par peur de souffrir, par peur de comprendre, par peur d’assumer. Par peur de prendre mes responsabilités.



J’étais cette personne. Jusqu’au jour où j’ai mesuré à quel point elles étaient utiles et comment j’allais pouvoir en faire une force.

D’abord le constat. Non, être tout le temps en colère (ça fonctionne avec toutes les emotions) n’est pas normal. Ce n’est pas un trait de caractère. C’est une émotion qui m’indique que quelque chose n’est pas ok. Qu’une blessure est encore grande ouverte, à vif. Que mon corps exprime un besoin, comblé ou non. Et tous les mécanismes que j’ai mis en place tout autour pour éviter de le comprendre sont des racines bien solides et très implantées.



“Oh mais je suis comme ça moi, je suis colérique”. Non. Ça c’est une étiquette dans laquelle on s’enferme pour ne pas aller plus loin dans sa démarche intérieure. Et ça fonctionne avec tout le panel. C’est un choix: réprimer et fuir. A défaut d’accepter et accueillir.

“Je me sens si mal de ressentir cette émotion, je préfère ne rien faire, je n’ai pas le droit”. Dans notre société, on nous a apprend que certaines émotions sont dignes et d’autres non. Sauf que nous sommes des humains, faits d’ombre et de lumière. Qu’est-ce qui se passe si je prends ma responsabilité et que j’assume cette émotion qui vit en moi? Que je prends un peu de recul pour la regarder et la comprendre?

Je constate simplement qu’elle en dit long sur moi. Sur mon état intérieur. Sur mes façons de fonctionner. Et puis quoi? Je prends ce droit et tant pis. Ce droit de ne pas être parfaite, de parfois ressentir des émotions sombres qui me bousculent. Mais je prend aussi désormais le droit de ressentir à plein poumon ma joie et de la suivre!



Être à l’écoute de vos émotions ne fait pas de vous quelqu’un de faible ou trop sensible. Au contraire. L’intelligence émotionnelle est une clé, une boussole. Votre météo intérieure est un guide. Lorsque vous prenez conscience de ce potentiel, un monde entier s’ouvre ✨



Je vous embrasse

Valentina

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